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La localisation
du site de Bibracte au mont Beuvray n'aurait été qu'une erreur si tous les
responsables impliqués dans cette affaire avaient bien voulu réétudier
sérieusement la question quand il était encore temps. C'est aujourd'hui un
scandale qu'on ne peut que dénoncer.
Depuis que j'ai commencé la
publication de mes ouvrages en 1992, je crois avoir suffisamment expliqué et
prouvé que Bibracte se trouvait au Mont-Saint-Vincent et que le mont Beuvray
n'était, ni plus ni moins, que le site de Gorgobina où César installa les
Boïens après la victoire qu'il remporta sur eux et sur les Helvètes en l'an 58
avant J. C..
Des propos polémiques adressés à
mon épouse qui présentait les sept volumes de ma collection au salon du livre
d'Étang-sur-Arroux, au pied du Morvan, ce 8/12/96, me confirment, une fois de
plus, que l'esprit de dénigrement par le bouche à oreille l'a emporté sur
l'esprit de compréhension.
Pour ma part, j'ai fait en sorte
qu'on ne puisse rien me reprocher.
Aurais-je glissé, dans quelque
passage de mes ouvrages, vers la polémique politique, à l'exemple de beaucoup
d'auteurs à succès? Non!
Alors... que la technostructure
qui s'est activée sur le mont Beuvray au cours des deux derniers septennats, en
mettant la charrue avant les bÏufs, ne se trompe pas d'arène! En ce qui me
concerne, ce n'est pas le scandale politique qui m'intéresse, mais celui de
l'histoire de nos origines, avec ses graves conséquences auxquelles il importe
d'urgence de remédier.
Dans son dernier numéro de
janvier 1997, les journalistes de Bourgogne Magazine repartent à l'offensive
pour nous décrire le royaume d'Absurdie de nos archéologues.
Page 20 - «Le mont Beuvray, où les
archéologues sont arrivés en masse, a pris l'aspect du camp retranché de
Babaorum... De son vivant, il (Mitterrand) a pesé de tout son poids
pour que les recherches archéologiques prennent, à Bibracte (?!), une ampleur exceptionnelle. Depuis
1984, les archéologues se sont jetés sur le mont Beuvray "comme la vérole
sur le bas clergé". Pelleteuses, aspirateurs géants, fouilleurs armés de
brosses à dents et de petites cuillères ont envahi les pentes de l'oppidum
gaulois... Depuis plus de dix ans, les fouilleurs retournent la terre du mont
Beuvray... avec la bénédiction présidentielle, puisque le mont Beuvray a été
décrété site national par le président Mitterrand, qui a débloqué la bagatelle
de 215 millions de francs. Des archéologues de la terre entière trouvent (sur ce site erroné) un lieu privilégié pour
leurs recherches.»
Page 22 - Le livre interdit (encore un): «En 1994, un ouvrage de grande
qualité, intitulé Centre européen d'archéologie du mont Beuvray, a été édité
mais interdit à la vente. Ce livre collectif, dans lequel intervenaient des
archéologues de l'Europe entière, des hommes politiques et d'autres qui
donnaient leur vision de cette science ou du chantier de Bibracte (?!), est remarquablement illustré. Pour
des raisons internes au Centre à l'époque, parce que la susceptibilité de
certains avait été heurtée, un veto a été mis à sa diffusion. Plusieurs
milliers d'exemplaires dorment dans des cartons; d'autres, comme à la belle
époque des régimes communistes, circulent sous le manteau. Ces querelles
intestines privent le public d'un livre que nous, à Bourgogne Magazine, avons
aimé. Les hommes ayant changé, ne serait-il pas judicieux, désormais, de le
sortir de la poussière?»
Page 23 - «Comme l'indiquent
Christian Goudineau et Christian Peyre dans leur ouvrage de référence, César
trouva ici de quoi nourrir ses 60 000 hommes lors de la conquête de 58 avant
J.C., ce qui implique des réserves en céréales tout à fait exceptionnelles. Le
mont Beuvray et les campagnes environnantes, contrairement à ce qu'ils sont à
l'époque actuelle, devaient être entièrement cultivés (?!), la forêt étant alors quasiment
absente.»
Dans l'illustration de la page
23, quatre groupes d'objets sont présentés comme ayant été trouvés sur le site
du mont Beuvray. C'est inexact en ce qui concerne le plus intéressant: le
personnage assis dans la position d'un sage a été récupéré à Saint-Rémy-de-Provence.
Quant aux autres objets (leur intérêt est modeste), notamment les pièces de
monnaie, il faudrait avoir l'honnêteté de reconnaître qu'il datent
principalement des anciennes fouilles de Jacques-Gabriel Bulliot et de Joseph
Déchelette.
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